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Les imprimantes 3D : une révolution

La paternité de cette prouesse technologique revient à Charles Hall.  Cela a un lien avec la découverte  de procédé de stéréolithographie datant du 1984. Mais les amateurs de BD de la série Tintin et le lac aux requins ont déjà remarqué que le professeur Tournesol a déjà inventé en 1972 l’imprimante tridimensionnelle. Si le phénomène suscite l’engouement des chercheurs, des scientifiques, des graphistes ces dernières années, c’est qu’il permet de créer des usages innovants. On retrouve aujourd’hui des matériaux de plus en plus variés qu’on peut utiliser pour les impressions 3D à savoir le plastique, le métal, le plâtre ou béton, les cellules, le chocolat et naturellement le papier. Zoom sur l’histoire de l’impression 3D.

Histoire des imprimantes 3D

4 ans après la découverte de principe de stéréolithographie, elle donnera suite à un premier modèle d’imprimante 3D de série la SLA-2502 de 3D Systems. De 1990 à 1992, les fabricants de machines arrivent à concevoir une impression d’objets 3D dans un moule strate par strate. On met une sorte de résine artificielle dans la moule et le rayon laser durcit la résine. Ce procédé le plus ancien permet de produire des objets en 3D complexes. En 1999 a eu lieu la création d’une pièce de prothèse visant à agrandir la vessie d’un patient. La pièce est entourée par des cellules de la malade. Cette première implantation suite à une impression en 3D ouvre la voie à d’autres découvertes médicales comme le premier rein greffé sur des animaux qui peut faire les fonctions habituelles comme la dilution de l’urine et le filtre du sang. En 2008 sort la version beta qui permet aux designers et aux ingénieurs d’imprimer des plans et des objets complexes à prix raisonnable. Un an plus tard, tout le monde peut avoir chez soi une imprimante 3D grâce à la vente d’un kit DIY de la société MakerBot industries. En 2011, des chercheurs font pour la première fois l’impression des vaisseaux sanguins fonctionnels avec une imprimante 3D Organovo. L’année suivante, c’est l’exploit aéronautique des ingénieurs britanniques avec la création d’un drone sans pilote, imprimé avec la technologie SLS. L’année 2011 marque également le projet de la sortie d’une première voiture appelée « Urbee », de très faible consommation, dont la carrosserie est composée par des pièces imprimées avec une imprimante 3D. Des grands couturiers comme Iris van Herpen  et des designers comme Michael Schmidt utilisent également l’impression 3D dans leurs créations. En 2014, les concepteurs cherchent à commercialiser la machine auprès des ménages français.

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Les techniques de l’impression 3D et quelques projets d’avenir des chercheurs

Le premier procédé débouche sur d’autres procédés comme le frittage sélectif par laser. On retrouve également le prototypage rapide par dépôt de fil, la modélisation d’objets laminés ainsi que l’impression en 4D. En 2025, les chercheurs prévoient l’impression des organes humains pour la transplantation. La technologie 3D permet effectivement de reconstituer exactement des organes ou des tissus humains.  Et en 2035, Volkswagen vise à faire l’ensemble de ses productions avec des imprimantes 3D.

Une des choses qui m’effraie est que les pistolets, les couteaux, … peuvent être imprimés en 3D et seraient alors encore plus nombreux.